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  • Une sonate pour Ravel

  • 16 janvier 2006, par Gérard Durieux

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  • Avec la sobriété qu’on lui connaît, Jean Echenoz propose ici un texte en forme de sonate pathétique, sans pourtant une once de pathos... Une épure plutôt, d’une rare perfection formelle, envoûtante, d’une écriture concise et élégante.

ECHENOZ Jean, RAVEL, Les Editions de Minuit, 2006.

Deux mouvements distincts composent cette oeuvre.

Le premier, plus enlevé : Ravel, au sommet de sa gloire, découvre et sillonne les Etats-Unis. De prestations en réceptions, il y est honoré jusqu’à l’adulation. Quand il rentre en France, sa vie semble tourner court.

Deuxième mouvement, lent.

Car pendant les dix ans qu’il lui reste à vivre, il va glisser inexorablement de l’ennui profond au naufrage de tout. Implacable dérive de sa santé, physique et mentale. Ravel s’éloigne, il s’absente, il s’en va, maîtrisant jusqu’au terme son image, une gauloise aux lèvres, avec pour compagnes quotidiennes l’insomnie et la solitude.

En nous faisant la grâce de pages admirables sur la musique, le romancier nous reconduit aussi à l’œuvre de Ravel. Et le poète nous tient encore dans l’émotion, d’une rive à l’autre de son récit, par la magie de ses images qui se répondent : « Le ciel voilé contient un soleil flou » (au début du roman) et « Le ciel géant contient un soleil pur » (aux derniers jours de Ravel).

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