• Printanier Saint-valentin

  • 14 février 2005, par Françoise Vanesse

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  • Amour et raison n’ont jamais fait bon ménage. Aussi l’histoire se garde-t-elle de fournir des explications rigoureuses sur les origines de la fête de la Saint-Valentin...
    Mais devant ce flou historique, pourquoi ne pas simplement voir dans la Saint-valentin une fête du tout prochain renouveau de la nature...


Quiconque se penche sur les origines de la Saint-Valentin doit rapidement déchanter... car il ne semble pas exister de faits historiques qui puissent prouver le rapport entre ce personnage et les amoureux !
Celui-ci ne se contente d’ailleurs pas d’être seul en piste et ce sont deux « Valentin » qui surgissent du
« Dictionnaire historique des Saints » !

Alors, le patron des amoureux est-il ce prêtre qui aurait été décapité à Rome pendant les persécutions de l’Empereur Claude II le Gothique vers l’an 269 ou cet évêque dont on dit qu’il aurait été décapité en 273 pendant les persécutions de l’Empereur Aurélien et enseveli à Terni ?

Si les imprécisions qui entourent cette personnalité sont nombreuses, il est un élément qui est certain : il n’existe pas de lien entre la coutume et la personnalité même du saint !

Fêtes de la fertilité


Si l’on ne parvient pas à comprendre pourquoi Valentin devint patron des amoureux, on peut néanmoins tenter d’expliquer le choix de la date du 14 février.

En effet, certains établissent un lien entre la croyance en sa protection particulière des amoureux et le fait qu’au Moyen-âge l’on pensait que les oiseaux commençaient à nidifier le 14 février...

D’autre font le rapprochement entre le choix de cette date et les « Lupercales » romaines célébrées le 15 des calendes de mars.

En effet, autrefois, le 15 février, les Romains organisaient des fêtes grandioses en l’honneur du Dieu « Pan » : les « Lupercales ». Cette grande fête antique avait à l’origine un sens religieux très profond. Il s’agissait de rendre un culte à la fécondité et aux énergies vitales de la nature : des thèmes bien entendu sous-jacents dans la symbolique de notre Saint-Valentin.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Saint-Valentin, ce sont des myriades de cœurs qui envahissent les étalages et se muent en symboles commerciaux : assurant ainsi une parfaite transition entre Noël et Pâques.

Mais tous ces bouquets de cœurs exsangues ne dénaturent-ils pas quelque peu cette fête ?

Et après la longue nuit de l’hiver, ne faut-il pas tout simplement déceler dans la « Saint-Valentin » une fête du tout prochain renouveau de la nature car, si l’on en croit l’origine latine du nom, qui est « valentin » , va bien, est fort et sain !

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