• Ouvrir les murs des grandes bibliothèques par le biais de la numérisation massive.

  • 14 avril 2008, par Françoise Vanesse

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  • Alors que certaines grandes bibliothèques acceptent les propositions de « Google » pour numériser leur fonds ancien, d’autres restent prudentes et préfèrent cheminer plus lentement, parfois avec les moyens du bord, mais sans risque de se perdre...
    Un débat réunissant des directeurs de grandes bibliothèques ainsi qu’un représentant de « Google » était organisé lors de cette récente « Foire du Livre » afin de mettre à plat certaines questions primordiales.

La numérisation des ouvrages représente un enjeu majeur pour les grandes bibliothèques qui possèdent un patrimoine important.
Mais, paradoxalement et inversement à la taille de l’enjeu, il n’existe aucun budget alloué spécifiquement à ces grands travaux !

Devant un tel vide budgétaire, le recours à un partenariat public-privé s’impose pour certains comme une solution alternative. C’est le cas en Belgique de la « Bibliothèque Universitaire de Gand » qui a été choisie par « Google » comme la 27ème bibliothèque partenaire à la numérisation.

De telles emprises du privé sur le patrimoine public posent questions : Va-t-on vers une marchandisation des bibliothèques ? Comment choisir les livres qui doivent être numérisés en priorité ? Y a-t-il un risque de domination d’une langue ? Une alternative européenne crédible aux initiatives des grands moteurs de recherche dans ce domaine existe-t-elle ?

Etaient présents à ce débat : Philippe Colombet, responsable des relations de Google avec éditeurs et
bibliothèques, en France, Belgique et Suisse ; Evelyne Lentzen, Déléguée générale à la préservation et l’exploitation des patrimoines, Communauté française de Belgique ; Sylvia Van Peteghem, responsable à la Bibliothèque Universitaire de Gand ; Cécile Gass, collaboratrice en charge des questions de numérisation aux Bibliothèques de l’ULB et Alain Goossens, Attaché à la Direction de la Bibliothèque royale de Belgique. Olivier de Doncker, Modérateur.

En introduction, Evelyne LENTZEN rappelle l’incontournable nécessité de numériser les fonds patrimoniaux. « Cette conservation assure la pérennité des patrimoines culturels, souligne-t-elle, et permet leur diffusion, ce qui est primordial pour l’accès au plus grand nombre ».

Mais elle poursuit en rappelant qu’il n’y a, actuellement, aucun budget spécifique en Communauté française pour la numérisation du patrimoine culturel.
Cette absence de budget est un réel handicap car le partenariat avec des firmes privées s’impose pour ceux qui souhaitent avancer rapidement dans le domaine
.

Précisément, où en sont les grandes bibliothèques belges dans leur action de numérisation de leur patrimoine ?

Les interventions de Cécile Gass, Alain Goossens et Sylvia Van Petegem dans ce document...

Philippe Colombet, représentant de Google, livre les objectifs que poursuit cette entreprise en proposant des partenariats avec les grandes bibliothèques.

L’avis du représentant de "Google"...

Certains représentants de grandes bibliothèques sont très critiques par rapport à la façon dont "Google" envisage cette numérisation massive.

L’avis d’Alain Goossens...

Evelyne Lentzen, conclut ce débat très intéressant en énumérant les exigences que l’on est en droit d’attendre quand on est concerné par la numérisation massive de documents.

- Premièrement, il faut assurer la pérennité des documents avec certification, ce qui représente une garantie pour l’avenir.

- Deuxièmement, elle émet des doutes sur la transparence du mécanisme Google. En effet, il ne faut pas perdre de vue qu’il existe encore aujourd’hui une importante fracture numérique.

- Enfin, elle reste persuadée que les pouvoirs publics ont une responsabilité par rapport à la déontologie sur le document numérisé.

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