• Les maîtres de lumière

  • 31 juillet 2007, par Gérard Durieux

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  • Une narration lente réfléchie et lumineuse sur la création artistique, la poésie et le divin.

ANQUETIL Jacques, Les maîtres de la lumière, Presses de la renaissance, 2007

Un homme se meurt, le regard errant sur la baie du Mont St-Michel.

Jacques Angot revit, par étapes, sa vie de maître verrier. Sans avoir la présence romanesque du mosan Nivard, le
« Passeur de lumière » de B. TIRTIAUX, il nous introduit pas à pas au cœur de son univers d’artisan créateur.

La narration chemine, lente et réfléchie, au fil de ses souvenirs : l’heureuse passion d’un art et de son langage, les déceptions et les deuils, les drames intimes et familiaux... jusqu’à la nuit spirituelle de ce fou de lumière que viendra sauver la création des verrières d’une abbaye romane.

Car le personnage principal de ce récit, c’est bien elle, la lumière : traquée parce que fugitive, vibrante et pourtant mystérieuse d’une clarté qui se dérobe sans fin. Parabole d’un chemin de foi, le texte fait ainsi se rencontrer et dialoguer autour du héros ces autres maîtres qui rêvaient de capter dans leurs œuvres l’or des mots et des couleurs : FLAUBERT et Claude MONET.

Cela nous vaut de belles pages sur la création artistique l’art, la poésie, le divin. Et l’on se prend à vouloir relire d’urgence les vitraux « noir et blanc » de SOULAGES à Conques ou « Les pierres sauvages » de F. POUILLON (Seuil) magnifiant le Thoronet.

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