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  • Les employeurs refusent un jeu de dupes

  • 12 février 2007

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  • Les organisations syndicales déposent un préavis de grève.
    On attend que la ministre Vienne joue son rôle d’arbitre !

Le 10 novembre 2006, la ministre Vienne signait avec les seules organisations syndicales un protocole d’accord doté d’un budget récurrent de 25 millions d’EUR à échéance 2009.
Les mesures qui s’y trouvent décrites n’ont fait l’objet d’aucune concertation avec les employeurs.

Pour notre secteur socioculturel, il s’agit essentiellement de l’octroi de jours de congés supplémentaires aux travailleurs dont on nous dit qu’ils seraient compensés par des embauches. Quand on sait qu’une extrapolation sur les sommes disponibles, conduirait à devoir répartir une trentaine d’ETP entre 180 associations, on comprend que cette mesure, d’apparence généreuse, conduirait à compliquer singulièrement le travail de tous.

Les organisations d’employeurs ont rappelé à plusieurs reprises à la ministre Vienne qu’un accord de cette nature se prenait à trois. Finalement la ministre a proposé une timide ouverture à la renégociation de ce protocole, constatant enfin que les employeurs avaient eux aussi des points de vue à faire valoir.
Deux réunions tripartites, réunissant les cabinets concernés, les organisations syndicales et les organisations patronales, se sont tenues les 24 janvier et le 7 février sous la présidence de Madame Vienne. Les organisations d’employeurs y ont, à nouveau, fait valoir leurs priorités, et notamment réclamé leur souhait de voir une partie de l’accord consacré à une amélioration significative de l’encadrement dans les associations.

Sans surprise, les représentants syndicaux se sont offusqués d’entendre les employeurs remettre en cause quelques éléments du contenu d’un protocole d’accord qu’ils avaient négocié seuls avec la ministre Vienne. Aucune marge de négociation n’est entendable pour eux sauf à discuter de modalités d’application que nous devrions, de toutes façons, aborder à la Commission paritaire.
Quant à la ministre, elle a rappelé qu’elle entendait conserver un rôle d’arbitre dont nous avons compris rapidement qu’il consistait à convaincre à tout prix les employeurs de signer le protocole d’accord qu’elle avait déjà signé avec les syndicats en y changeant au plus quelques virgules. La demande, plusieurs fois exprimées par les employeurs, de voir le budget consacré à l’accord un peu élargi pour d’autres priorités n’a pas été entendue.

C’est donc à nouveau l’impasse. Les organisations syndicales, outre leur refus de participer aux réunions des Commissions paritaires et des comités de gestion des Fonds, ont déposé un préavis de grève dans tous les secteurs subsidiés par la Région wallonne ce 7-2 ; l’échéance devrait être le 21-2 même si elle n’est pas précisée.
Pour elles, les "méchants" employeurs bloquent l’accord alors que ces derniers ne demandent qu’à être partie à une négociation dont ils ont été exclus ! Si les organisations syndicales entendent désormais se passer des employeurs pour signer des accords sociaux, ce n’est pas le modèle défendu par les organisations patronales.

Les employeurs ne comprennent pas que leurs demandes raisonnables d’aménagement de l’accord ne puissent trouver aucune écoute ni chez les organisations syndicales, ni chez la ministre. Ils attendent d’elle et du Gouvernement wallon qu’une initiative rapide soit prise pour débloquer la crise et éviter la grève qui pénalisera les usagers.

N’hésitez pas à contacter votre fédération pour de plus amples informations.

Pierre Malaise, directeur,
Confédération des secteurs Sportif & SocioCulturel [CESSoC],
rue du Trône 127 à 1050-Bruxelles

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