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  • Le pianiste

  • 16 janvier 2006, par Gérard Durieux

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  • « La musique est une thérapie. Quand mon existence n’avait aucun sens, que j’étais affamé, pour surmonter le ghetto et les camps, je m’imaginais les symphonies de Mozart ou de Beethoven... » Martin Gray

SZPILMAN Wladyslaw, Le pianiste, Laffont, 2001 (Pocket 11422)

Juif polonais, compositeur et pianiste, l’auteur de ce récit est à l’aube d’une grande carrière lorsque les Nazis envahissent la Pologne (1939).

Ces pages, publiées en polonais dès 1946, relatent ses cinq années de survie dans le ghetto de Varsovie. Il aura fallu plus de cinquante ans pour disposer de la traduction française de ce témoignage fort et bouleversant. De cette longue épopée immobile, Roman POLANSKY a fait un film qui reçut la Palme d’or à Cannes en 2002.

Le récit, avec pudeur et distance, met des mots sur l’innommable : des hommes peuvent traiter d’autres hommes de la sorte. Mais comme si la musique pouvait sauver de l’impuissance et racheter de l’ignoble, le narrateur confie que par trois fois, l’oeuvre de CHOPIN a symboliquement balisé son destin. En septembre 1939, une bombe allemande réduit au silence l’émetteur de la radio polonaise. SZPILMAN y interprète le Nocturne en ut mineur.

En décembre 1944, un officier allemand le découvre caché dans un immeuble abandonné de la ville en ruines. L’homme est hanté par les atrocités commises par les siens. Apprenant que le reclus est juif et pianiste, il lui commande de jouer quelque chose. Le musicien interprète comme il peut le Nocturne. Cela le sauvera. En 1945, lors de la réouverture de l’antenne de Radio Pologne, le pianiste poursuivra l’interprétation inachevée six ans auparavant.

Certes, ces pages ne sont pas celles d’un écrivain, mais elles s’élèvent vigoureusement contre l’ignominie et plaident pour les Justes de tous bords. (Voir en ce sens les extraits du journal du capitaine Wim HOSENFELD proposés en annexe)

Elles sont à lire comme l’héritage d’un homme animé d’une impressionnante force intérieure et qui restera jusqu’à sa mort en 2000, écrit son fils, « un homme en qui la musique était vivante ».

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