• Le liseur du 6h27

  • 5 janvier 2015, par Sylvie Hendrickx

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  • Un conte tendre, décalé et très original, où quelques pages de littérature sauvées du pilon par un médiateur au profil atypique rapprochent des êtres cabossés par la vie.

DIDIERLAURENT Jean-Paul, Le liseur du 6h27, Au Diable Vauvert, 2014

Depuis quinze ans, Guylain Vignolles travaille entouré de livres… mais pas du tout comme il l’aurait souhaité ! Modeste employé d’une usine de pilonnage, il manipule au quotidien l’infernale broyeuse de papier Zerstor 500 dont l’implacable mâchoire de fer semble, également, enserrer sa propre vie et l’user avant l’heure. Personnalité fade en apparence mais surtout savoureusement décalée par rapport au reste du monde, c’est en véritable Don Quichotte moderne que le jeune homme affronte chaque jour la « bête » pour commettre son petit acte de rébellion : soustraire au hasard à sa gueule béante quelques pages noircies de mots. Sur le chemin de l’usine, il en fait lecture aux usagers du RER de 6h27 pour lesquels il devient peu à peu un personnage incontournable et très poétique : « le liseur ». Multipliant les rencontres et les amitiés improbables cimentées par l’amour commun des mots, Guylain va peu à peu transcender son quotidien désenchanté, s’éveiller à la générosité, et finalement, à la quête de l’amour vrai.

Par son écriture enlevée, chaleureuse et volontiers piquante, Jean-Paul Didierlaurent excelle à décrire la vie quotidienne dans ce qu’elle peut avoir de petit, d’étriqué mais également dans l’art de la réenchanter sous nos yeux. Réjouissante échappée hors de l’air du temps, la rame de 6h27 vous embarque dans son sillage pour un véritable conte de fée moderne rempli de fantaisie, de fraîcheur et de personnages rendus haut en couleur par leur amour viscéral de la lecture.

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