• La sixième lamentation

  • 31 juillet 2007, par Gérard Durieux

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  • Une intrigue complexe et sinueuse conduite avec maîtrise. Un roman abondant qui aborde avec intelligence et finesse la problématique du pardon et de la mémoire.

BRODRICK William, La sixième lamentation, Albin Michel, 2007

Un ancien officier nazi, E. Schermann, se réfugie en 1995 dans un prieuré anglais.

Avec la complicité de membres de l’Eglise ?

Le père Anselme est chargé d’y voir clair. De son côté, Lucy tente de reconstituer l’histoire de sa grand-mère ancienne résistante en train de mourir à Londres. Que va révéler de secrets le procès annoncé du criminel de
guerre ?

Ainsi outrageusement présenté, ce récit pourrait n’être qu’un nouvel avatar sans grand intérêt du genre thriller politico-théologique qui fait florès en tête des gondoles de librairie.

C’est infiniment plus fascinant et dérangeant.

Une intrigue complexe et sinueuse conduite avec maîtrise. Des personnages imprévisibles et attachants, ombres et lumières mêlées : grandeur d’âme, héroïsmes voilés, apparences trompeuses, dignité et lâchetés...

Une problématique encore sensible de nos jours, celle de la mémoire, de la justice et du pardon, traitée avec intelligence, entre nuances et hauteur de vue.

Toutes qualités qui font de ce roman abondant, écrit avec finesse, une œuvre qui n’en finit pas de nous troubler au-delà des heures passionnées de la lecture. Après les cinq lamentations du prophète Jérémie, la sixième monte encore et à jamais des peuples écrasés et des vies saccagées. Le dernier mot de ces pages d’espérance appartenant néanmoins au pardon.

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