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  • La ballade des pélerins

  • 16 mars 2007, par Gérard Durieux

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  • Un texte singulier, éloigné de tout cliché, sur le mythique chemin de St Jacques de Compostelle.

LA HERONNIERE (de) Edith, La ballade des pèlerins, Mercure de France, 1993

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Les textes qui déclinent ou aquarellent le mythique chemin de St Jacques sont littéralement innombrables.

En ces temps de proche transhumance, j’ose deux mots indigents et subjectifs sur ces nombreuses productions.

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Certains de ces écrits sont soignés mais sans surprise [1]. Leur lecture égrène des souvenirs, comme on dépoussière les plis d’une carte fatiguée.

Il en est de savants, hésitant entre l’histoire et l’ésotérisme. Récits attentifs aux « mystères » du chemin, ils comblent nos curiosités. Héritiers de VINCENOT [2] ils s’attardent à décrire et décrypter le secret des mille constructions qui balisent le parcours des compagnons du tour de France [3].

Il y a les « classiques » auxquels on tient et revient pour en renouveler l’enchantement premier. A qui l’on doit parfois, l’audace folle qui nous mit en chemin.

Comment ne pas relire, par exemple, à gorgées régulières, les ouvrages intelligents et sensibles de Jean-Claude BOURLES [4]

D’autres encore, à portée de main, laissent l’empreinte d’une rencontre brûlante ou tonifiante d’humour ( [5]

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Le récit vécu de LA HERONNIERE tranche quant à lui par sa singularité. Il provoque, loin des clichés pieusards.

D’emblée nous sommes prévenus : « Car il va être question de guerre ». Entre deux américains, un canadien et une française. Ils partent ensemble de Vézelay. ( [6]

D’une plume acide, impitoyable et allègre, elle évoque sans concession les rugueuses confrontations journalières, le choc exaspérant des cultures et les pièges des sensibilités religieuses différentes...

Le voyage glisse peu à peu vers un sublime cauchemar, à la limite de la rupture...Parviendront-ils jusqu’à St Jacques ? Et dans quel état ?...

La musique âpre et déroutante de cette ballade retient. L’écriture est tendue ; le propos lucide sur la mise à nu de soi et le compagnonnage souvent difficile auxquels contraint le chemin.

Comme la vie, cette aventure est souvent loin de couler comme un « long fleuve tranquille »...

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