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  • L’invitation au jardin

  • 16 juin 2006, par Gérard Durieux

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  • Une jardinière très amoureuse, nous décrit la relation qu’elle cultive avec son jardin. Affrontée au cancer, cette journaliste retrouvera la force et le goût de vivre grâce à son jardin...

SERVAN-SCHREIBER Claude, L’invitation au jardin, Flammarion 2001, J’ai lu 6559

« Je ne peux pas vivre sans lui, ni lui sans moi...je l’aime d’amour ».

Nous voilà prévenus. C’est de passion qu’il s’agit... pour quelques carrés de pelouse.
Une passion dévorante, envahissante, contraignante, totalisante.

L’amoureuse est ici partisane, forcément de mauvaise foi, excessive et pourtant convaincante. Elle ne nous épargne rien des symptômes de sa fièvre jardinière : ni les affres, ni les manies, ni les susceptibilités de cette ivresse exquise, de ce ravissement, de cette presque transe... Ni aucun ce ses bonheurs.

Affrontée au cancer, cette journaliste a retrouvé la force et le goût de vivre grâce à son jardin dans la campagne normande. Son désir obstiné de voir fleurir des crocus s’est transformé en une combativité salutaire... Quelques années plus tard, devenue une « accroc du râteau », elle nous avoue avec un humour tenace avoir appris ainsi la modestie et l’art de cultiver les petites choses de la vie.

On appréciera notamment ses pages sur le jardin comme langage et les écrivains jardinophiles. De quoi poursuivre l’intéressante analogie entre écriture et jardinage...

D’ailleurs, n’y aurait-il pas une première indication d’importance dans le proverbe chinois que nous confie l’auteure au terme de ce récit chaleureux : « Celui qui plante un jardin plante de la joie ».

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