• Etty Hillesum : histoire de la fille qui ne savait pas s’agenouiller

  • 5 septembre 2007, par Gérard Durieux

    Il y a 0 commentaires.

  • Trois témoignages de grande qualité qui aident à mieux pénétrer la vérité complexe de ce visage marquant.

La vie et l’œuvre de la jeune juive hollandaise Etty Hillesum morte à Auschwitz le 30 novembre 1943 (voir "Une vie bouleversée", Seuil, 1995) ont déjà suscité une abondante littérature en langue française. (Lebeau, Germain, Granstedt, Dreyer, Franck, Ferrière...). Celle-ci vient de s’enrichir de ce petit livre composite.

Après une préface de sa petite cousine, dernière survivante de la famille, qui la resitue dans son environnement, trois auteurs de qualité et d’horizons divers aident à comprendre Etty : juive par ses origines, agnostique par sa formation, chrétienne par de nombreuses affinités.

Si pour le poète Charles JULIET, elle est devenue une amie qui impose de vivre avec exigence, si Claude VIGEE souligne son face-à-face d’amour avec Dieu au cœur de l’enfer, le P. carme Dominique STERCKX, commente huit prières extraites de son Journal. En suivant la chronologie de ces écrits, il éclaire de l’intérieur le fulgurant cheminement de cette jeune intellectuelle rebelle et athée jusqu’au « bel agenouillement » de la femme compatissante, livrée à la détresse de tous ses compagnons de camp, aimante de Celui qu’elle ne cesse plus de vouloir secourir : « Je vais t’aider, Mon Dieu... ».

Des pages de feu qui confondent nos frilosités et nous tirent vers la vie « si belle et si riche de sens ».

Laissez un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.