• En attente de jours meilleurs...

  • 10 avril 2007, par Françoise Vanesse

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  • Devant un auditoire très clairsemé, les membres du Conseil supérieur des Bibliothèques publiques ont fait part des résultats de leurs travaux et réflexions durant l’année écoulée.

Le bilan du CSBP était organisé dans le cadre des "Carrefours de la Connaissance". La représentante du Cabinet de la ministre F. Laanan était présente.

Petit tour d’horizon en guise d’introduction

Après avoir introduit la rencontre en insistant sur l’important travail de reconnaissances et reclassements effectué par l’ensemble des membres du CSBP au cours de cette année 2006, la présidente Annick Maquestiau informe le public de l’appel à candidatures pour l’installation du nouveau conseil. « L’importance d’avoir au CSBP des gens de terrain est primordiale, rappelle-t-elle, et de plus amples informations peuvent être obtenues sur le site www.culture.be ».

La question des « droits d’auteurs » est ensuite évoquée : « Très justement, elle préoccupe de nombreux bibliothécaires, poursuit la présidente. Mais, si les
perceptions ont été négociées entre la Communauté française et Reprobel pour les années 2004, 2005 et 2006, nous n’avons toujours pas d’informations sur la manière dont les sommes vont être réparties. De plus, une négociation nouvelle devait démarrer en décembre 2006 mais, même aujourd’hui, les convocations n’ont pas été lancées
 ».

La présidente passe ensuite la parole au vice-président, Jean-Michel Defawe qui éclaire l’auditoire sur le projet du « décret cadastre emploi ». Il rappelle que 20% des
bibliothèques publiques sont concernées par cette législation spécifique. Pour lui, les négociations entre les partenaires sociaux (employeurs représentés par la Cessoc et syndicats) et le gouvernement de la Communauté française (Cabinet de Mme Laanan) avancent bien. Un système transitoire sera installé pour l’année 2007 qui devrait faire bénéficier les bibliothèques de droit privé d’un subventionnement à 10 points. Après 6 réunions, on y voit un peu plus clair sur le nouveau projet mais il nécessitera toute l’attention des négociateurs pour que les formules de financement qui y seront développées ne causent pas de préjudices aux bibliothèques. De toutes façons, il y aura un intérêt certain à avoir le même système de financement des emplois au travers de tous les secteurs culturels avec un processus tenant compte de l’évolution de l’ancienneté des travailleurs et du coût plus important que cela génère pour l’employeur.

Pour suivre, Martine Garsou informe le public qu’une enquête a été confiée à un service universitaire afin d’étudier les relations qu’entretiennent précisément les bibliothèques avec les réseaux d’alphabétisation. Les résultats seront connus fin d’année.

En conclusion de cette première partie, Annick Maquestiau, souligne l’important rôle fédérateur joué par l’organisation de la « Journée de la Marlagne » de septembre dernier. Elle forme le vœu que le prochain conseil continue dans la voie de la mobilisation de la profession et remercie l’administration et sa directrice pour le soutien reçu dans le cadre de ce travail.

La parole est alors donnée à Jean-François Füeg, Directeur du Service de la Lecture publique,. Celui-ci, en remplacement de la Vice-Présidente Viviane Flament, fait un plaidoyer pour une urgente révision de la législation.

« Le Décret organisant la « Lecture publique » est devenu très vieux et l’adapter est primordial ! » . Ainsi débute l’intervention du directeur du service de la Lecture publique qui informe les participants que, suite à la « Journée de la Marlagne », un groupe de travail essentiellement composé de bibliothécaires a vu le jour au sein du CSBP. Celui-ci a pour but de faire des propositions de modifications de la législation.

De ces réflexions sont nés différents axes de travail dont l’introduction, au cœur de la profession, de plus de transversalité et une meilleure adéquation aux nouvelles attentes. Quant à l’image de nos bibliothèques, elle se doit également d’évoluer : celles-ci doivent être perçues davantage comme des acteurs culturels et être des passerelles de la société de l’information.
« Mais il faut aussi préconiser un nouveau système de subventionnement », poursuit Jean-François Füeg. Ainsi, les subventions-traitements pourraient sortir de leur cadre strict et ainsi permettre de modifier le système de formation.

Les bibliothécaires doivent être davantage polyvalents. On doit intégrer aux bibliothécaires des informaticiens, des animateurs et favoriser la mutualisation des services, assouplir les normes et prendre en compte d’autres statistiques que les statistiques de prêt.
Il conclut : « La vie change de plus en plus vite, la législation doit être modulable. Mais cette révision va coûter de l’argent et demandera un investissement important ».

Le vice-président, Jean-Michel Defawe, poursuit cette présentation en abordant le problème du budget « Lecture publique ». Confiant envers les promesses de la ministre, il se dit en attente de jours meilleurs....

Jean-Michel Defawe introduit son exposé en insistant sur un point positif : le budget n’est pas en régression ! Il reste donc confiant mais toutefois... attentif pour l’exercice 2008 ! « En effet, rappelle-t-il, deux millions d’euros sont attendus et cette source importante devrait permettre d’enclencher un revirement important en Lecture publique ».

Il poursuit en insistant sur le fait que la ministre s’est engagée positivement dans le cadre des décrets qu’elle veut réviser et qu’il faut la soutenir. « Espérons que cette nouvelle année permette de voir que les signes de la reconnaissance du secteur sont assurés ».

Il lance enfin un appel aux bibliothécaires dépendant des pouvoirs publics pour qu’ils soient vigilants à ce qu’il n’y ait pas deux secteurs de financement différents : d’un côté, les bibliothèques de droit privé et de l’autre le service public subventionné par un autre mode de financement. » Il faut une interpellation claire et précise », conclut-il. »

C’est par cette nouvelle invitation que se termina cette présentation du «  Bilan 2006 du CSBP  ».

Paradoxalement, et contrairement à l’idée de mobilisation souvent présente dans les discours de chacun, on y déplorait un nombre trop limité de participants et de bibliothécaires.

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