• Emotions d’encre

  • 19 novembre 2015, par Sylvie Hendrickx

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  • Suite aux tristes évènements de Paris, en ce mois de novembre 2015, plusieurs participants de notre formation "Sensibilisation au slam" se sont emparés de ce moyen d’expression pour partager leurs émotions.

Ce qui tue ne pourra que nous rendre plus vivant

La vie n’est pas un long fleuve tranquille.
La guerre est déclarée de part et d’autres, disent-ils !
Honte à vous mauvais bergers !
On ne meurt pas au nom de Dieu quand on invite le diable dans son pieu !
Aujourd’hui, les bombes humaines tuent nos prochains,
et au loin de chez nous ou près de chez nous, qui sera le prochain ?
Dans toutes les religions, il n’y a pas que des Saints...
Ce que le système crée par soif de pouvoir à un moment de l’Histoire,
devient un océan qui pullulent de requins qui ont des Kalash à la place des nageoires,
des vies qui simulent des morts vivants pour nous broyer et nous pousser dans le noir,
dans le flou, dans le dégoût, dans le : "t’es musulman, t’es comme eux, je m’en fous !"

L’Islam n’est pas un loup pour l’homme, renouons avec le nous sommes !
Faire des amalgames est en vogue quand le monde tombe entre les mains de fous,
de fourbes, d’aliénés consentants qui confondent l’enfer et l’au-delà,
et pour ça, j’en suis sûr, Dieu les aurait bien giflés !
Il y a que l’horreur qui pourrait les regretter...

Ne cataloguons pas notre jeunesse, écoutons-la, éduquons-la, espérons-la...
Les mère patries valent bien plus que des terreaux à voyous,
soyons à la hauteur des enjeux,
pour ne pas que le mal nous rattrape comme un de ces 13 novembre 2015
où la haine a pu battre tous les records,
donnant du pain béni à l’extrême droite et consorts.

L’enfer, c’est les autres, les vôtres : racailles des quartiers délaissés !
Et petit Eric veut même les bombarder, la N.V.A. veut s’en occuper,
à qui le tour de surfer, de buzzer sur le thème de l’insécurité ?!
Mais au lieu de penser à panser trop tard,
sachons anticiper ce qui se trame derrière les brouillards des faux savoirs !
Et ce par la mise en place de vrais projets de citoyenneté,
Les générations futures, c’est pas demain mais aujourd’hui qu’elles veulent exister...
Tous les chemins de cœur mènent à Paris, parions sur l’amour et sur ce qui nous unit.
Ne laissons pas nos villes devenir des parterres pour justiciers à la inspecteur Harry.
Méfions nous des "on dit"... de certains médias et de leurs bouches de taudis.
Poussons nos réflexions, nos décisions vers la nuance,
vers les véritables origines des crises et des conflits,
pour qu’il n’y ait plus d’autres Paris en deuil sur la carte de nos survies...

Manza, un soir de pluie de novembre...

Tous cernés, tous concernés…

Liberté. Permission d’expression. Pas seulement pour faire bonne impression. Et sans pour autant me mettre la pression.

Alors, à ce projet je veux bien m’arrimer. Et tant pis si je ne suis pas primé. Pour m’exprimer, je vais quand même pas attendre d’être périmé…

Pas évident en ces temps loin d’être épatants. On se croirait revenu à un obscurantisme d’antan qu’on aurait espéré dépassé depuis longtemps. A force de persuasion, et de déformation de leur confession, quelques-uns veulent nous forcer à la soumission.

S’exprimer c’est alors risquer de se faire réprimer.

Certains pensent que si nous n’épousons pas leurs croyances, nous faisons preuve d’insolence, d’indécence. Dès lors, si nous n’optons pas pour le silence, notre existence, à leurs yeux, n’a plus de sens.

Pour gommer les écrits de Charlie, ils l’ont tout bonnement dégommé. Mais leur cible est extensible et aujourd’hui, nous sommes tous cernés. Tous concernés.
A force d’insister, ils me donnent encore plus envie de résister, de rester fidèle à mes idées.

Au risque toutefois de me voir retirer mon permis d’exister.

Michel Fostier

Être ou ne pas être Charlie ?

Être ou ne pas être Charlie ?
Là est-elle la question ?
Est-elle ouverte ou fermée ?
Est-elle découverte ou voilée ?
En quête de sens, jamais
Tu ne dois t’arrêter
Derrière une question
Se cache une autre question
En quête de vérité

Être ou ne pas être Charlie ?
Crois-tu que l’on est blanc ou noir ?
À nos croyances, on s’allie
Au risque de s’aliéner
Et ne plus distinguer
Le vrai du faux
La sincérité dont ils se moquent
Sous leurs grand airs de liberté en toc

Être ou ne pas être Charlie ?
Notre liberté s’appelle Charlie, Liam, Ahmed, Barnabé
Tous ceux qui s’échappent par tous les moyens
Des cages dorées.

Hélène Spehl

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