• Des petits tissus très... culturels à la Bibliothèque de Florenville

  • 2 août 2007, par Françoise Vanesse

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  • Dernièrement, dans le cadre de « Je lis dans ma commune », la bibliothèque de Florenville a proposé à ses lecteurs un projet d’expression écrite et artistique sur le thème de la culture.

Il est toujours très agréable et réconfortant de voir le mot culture associé à des projets initiés en bibliothèque.

En effet, la dimension culturelle de la lecture est encore insuffisamment mise en avant. Or, nos bibliothèques publiques, réservoir de livres, sources de questionnements, organisatrices d’animations, de rencontres d’écrivains sont, sans conteste, des maillons incontournables de la chaîne culturelle. On l’oublie trop souvent !

Le thème de la « culture » était précisément celui de la dernière édition de la manifestation « Je lis dans ma commune » d’avril 2007 qui proposait aux bibliothèques de réfléchir autour du slogan « Une commune, des cultures ».

Suite à cette thématique, les organisateurs de la bibliothèque de Florenville ont mis sur pied un projet original et culturel : proposer à leurs lecteurs de plancher sur leur définition personnelle de la culture.

Lors d’une réunion préparatoire, un débat a eu lieu entre les membres du personnel. D’emblée, ils ont établi une liste de questions relatives à ces définitions du mot
« culture ».

« Que représente-t-il pour l’homme de la rue ? Dans certains cas, ne vaudrait-il pas mieux de parler d’identité culturelle ? La lecture s’insère-t-elle dans la sphère globale de la culture ou bien est-ce la culture qui s’inscrit dans celle de la lecture ?
Que d’interrogations !
 »

Heureusement, ce flot de questionnements a débouché sur du concret et sur la mise sur pied de projets invitant les lecteurs à s’exprimer sur leur conception du mot culture.

Le patchwork de la diversité culturelle

La première activité s’est déroulée à Florenville et avait pour titre « Le Patchwork de la diversité culturelle ».

En choisissant un mot qui représentait sa vision de la lecture ou de sa culture, chaque personne était invitée à le calligraphier, le peindre, le broder sur un bout de tissu. Elle venait ensuite le joindre aux autres pièces pour composer un patchwork exposé dans la bibliothèque, reflet de la richesse culturelle de tous, de ses habitudes, conceptions ou goûts ...

L’arbre à chiffons

La seconde s’est passée dans les filiales des communes de Florenville et s’intitulait « L’arbre à chiffons ».

« De tout temps, les arbres ont été à l’origine de croyances et de légendes. On plantait un clou ou suspendait un tissu dans certains arbres, considérés comme miraculeux, en espérant que l’arbre prenne la maladie ou la souffrance du planteur de clou.
Cette image nous a donné l’envie de créer, dans chaque filiale, un arbre à chiffons porteur de la richesse culturelle des lecteurs de chaque village
 ».
C’est ainsi que ceux-ci sont venus accrocher, sur cet arbre fétiche, un bout de tissu, un vieux tee-shirt ou vêtement sur lequel ils avaient écrit un mot représentatif de leur culture ou de leur vue du monde.

Peins ta culture

La dernière activité a eu lieu dans les filiales de Chiny. Elle s’est appelée « Peins ta culture ».
Avec un peu de peinture, un rien d’imagination et sa culture au fond de soi, le public des bibliothèques était invité à réaliser un tableau coloré avec les teintes d’ici et d’ailleurs.

Ce projet d’inclure les lecteurs dans une dynamique participative et créative n’est pas neuve. Et les bibliothécaires de Florenville avaient déjà développé en octobre dernier un projet similaire.

En effet, dans le cadre de la « Fureur de lire 2006 », la bibliothèque avait mis sur pied un projet intitulé :
« La Lettre en toutes lettres ». Celui-ci avait suscité un grand enthousiasme auprès d’un large public. Et près de huit cents lettres avaient été exposées soit dans la bibliothèque ou suspendues sur d’immenses fils extérieurs. Les lettres claquaient au vent d’octobre : la réussite était totale, les objectifs atteints et l’engouement visiblement de la partie.

Néanmoins, l’enthousiasme suscité par la « Fureur de Lire » ne s’est pas du tout retrouvé dans cette opération.

« Il est vrai que nous n’avons pas tapé aussi fort sur le clou médiatique. Et, il est fort probable que le travail demandé était sans doute un peu fastidieux ! ».
Toujours est-il qu’une quinzaine de tissus sont accrochés sur support au cœur de la bibliothèque. Et, ce qui est très réconfortant, c’est que la qualité est prédominante.
« Tous ces petits travaux sont d’une grande qualité artistique, conclut Maripaule Bradfer et ce patchwork sera mis prochainement en vente aux enchères au profit de l’association Oxfam ».

Une fin de parcours idéale pour ses petits tissus prêts à s’envoler mais surtout à refléter la créativité et la vitalité des projets menés en bibliothèque.

Pour en savoir plus...

Maripaule Bradfer

Bibliothécaire de Florenville

Rue de l’Eglise, 3

6880 Florenville

061/ 32 03 40

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