• Confession d’un cardinal

  • Regards croisés sur l’actualité de l’édition religieuse

  • 10 janvier 2008, par Gérard Durieux

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  • Les multiples confidences et espérances d’un cardinal à la retraite et la formulation claire de regrets à l’encontre des erreurs de la diplomatie vaticane...

Certains n’y voient qu’un « coup éditorial » déplaisant. D’autres, une fiction romanesque qui n’ose pas dire son nom...D’autres encore grincent des dents en parcourant une prose progressiste s’autorisant de la pourpre cardinalice...

Si l’anonymat du cardinal (figure symbolique ?) « confessé » par l’auteur peut agacer, il faut pourtant reconnaître à cet ouvrage un indéniable intérêt, car « Ceci n’est pas une fiction » !

L’auteur ?
Très au fait des réalités ecclésiales, il le semble aussi des arcanes et coulisses vaticanes. Informé, il est également profondément croyant : ses publications en font foi. Notamment « Les évangiles des parents » (Singer, 2004) qui témoigne d’une écoute ouverte des évangiles.

Le propos ? Les confidences d’un cardinal à la retraite, recueillies en trois « saisons » au fil de l’an 2005, sur des lieux eux aussi symboliques : Rome, Avignon, Asie du Sud-est. Voilà pour la mise en scène.

Les échanges quant à eux, élaborent savamment un vibrant plaidoyer qui va crescendo pour un christianisme de plein vent face aux raidissements doctrinaux de l’actuelle catholicité.
Car, si « mon cardinal » déplore dans un premier temps les erreurs de la diplomatie vaticane, les fausses justifications de l’institution, les échecs crucifiants d’une certaine forme d’évangélisation (Rwanda...), s’il dévoile les dessous du récent conclave et regrette la perception trop théologienne et pas assez historienne de Benoît XVI, c’est pour mieux nous conduire en ce coin d’Asie où il vient déposer dans la prière et incarner au milieu de ses frères les plus pauvres son désir ardent d’un christianisme solidaire ; en répondant par une proximité de tendresse aux saccages d’une mondialisation de l’indifférence.

Chacun(e), à moins de ricaner avec les sceptiques, pourra trouver dans cette troisième partie qui ne manque pas de souffle, matière à évaluer son propre rêve d’humanité, son espérance évangélique.

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