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  • Chemin faisant

  • 20 mars 2007, par Gérard Durieux

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  • L’écrivain qui voyage, tel un passeur fraternel, nous ouvre la voie et invite aux départs mille fois différés.

LACARRIERE Jacques, Chemin faisant, Fayard, 1977 et 1997.

Cette chronique (1973) d’une traversée à pied de la France, des Vosges aux Corbières, est devenue un classique. Et la marche buissonnière a fait depuis, de fort nombreux nouveaux adeptes.
L’auteur, décédé en 2005, en plus d’être un pionnier de la randonnée en France, s’imposait comme un spécialiste amoureux de la Grèce : de L’Eté grec,(Plon, 1976) au Dictionnaire amoureux de la Grèce,(Plon, 2001).
Ecrivain voyageur, proche du genevois Nicolas BOUVIER ou de l’ancien journaliste Bernard OLLIVIER (voir les 3 tomes de La longue marche chez Phébus), il invite ici au vrai voyage pour retrouver nos racines dans « le message des horizons ». Son journal d’un « errant heureux » musarde dans l’imprévu, le cocasse, l’émerveillement et la fête : écouter, attendre, observer le monde et découvrir l’histoire d’un pays profond « sur le grand portulan des chemins ».

Il s’attarde aux falaises et vallées, aux animaux, aux carrières et aux calvaires... aux trésors qui témoignent des temps anciens. Il dit aussi les paroles et les silences des paysans, aubergistes, romanichels, bûcherons... qui peuplent ces régions secrètes. Fin connaisseur des langues classiques et orientales, il scrute aussi avec délices le sens des vocables en usage, des parlers populaires et communique son savant plaisir avec un humour contagieux : « Tout est dans le choix d’un chemin plutôt qu’un autre. Par hasard ? Ou parce qu’un bûcheron vous conseille l’inévitable et fatal « tout droit » qui conduit tout droit ... à un croisement ? ».
Il s’émeut, s’indigne et s’attendrit avec talent. ... D’une écriture fluide et libre, il fait de nous ses complices. Et nous consentons à le suivre avec un infini bonheur. C’est que l’écrivain qui voyage est « l’oiseleur du temps ». Il ajoute à la musique du chemin parcouru, les accords de sa mémoire romanesque pour nous partager le miracle des routes qui l’ont fait devenir.
Passeur fraternel, il ouvre alors la voie et invite aux départs mille fois différés.

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