• Changements climatiques : comment mieux intégrer cette thématique et concevoir des projets à destination de ses différents publics ou partenaires

  • 4 juillet, par Sylvie Hendrickx

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  • Aborder les changements climatiques de manière théorique mais aussi interactive et ludique, découvrir des outils didactiques et esquisser ensemble des projets à mener au sein de sa bibliothèque, tels furent les objectifs de cette journée de formation organisée par l’association professionnelle de bibliothécaires, FIBBC.

Actuellement, les bibliothèques sont de plus en plus engagées dans la nécessité d’informer et de sensibiliser leurs publics face aux grands enjeux sociétaux. En programmant ce type de formation, notre association professionnelle se veut attentive à accompagner les bibliothécaires dans leurs recherches de réponses et d’outils pour mener à bien cette mission. Au cours de cette journée, encadrée par Marie Suleau, collaboratrice éducative au sein du WWF, licenciée en physique et docteur en science de l’environnement, les bibliothécaires ont été amenés, dans un premier temps, à aborder de façon critique la problématique vaste et complexe des changements climatiques, ses conséquences ainsi que ses nombreux thèmes associés : justice climatique, alimentation, énergie, mobilité et consommation. Ensuite, ils ont questionné leurs acquis dans une perspective d’élaboration de solutions.

Dans les lignes qui suivent, vous pourrez prendre connaissance des orientations de cette formation qui a réuni 15 bibliothécaires, le jeudi 19 avril dernier, dans les locaux du WWF à Bruxelles.

Des bases théoriques

En guise d’introduction, la formatrice invite les participants à tester leurs connaissances au moyen d’un quizz : quelle serait la température moyenne sur terre si l’effet de serre n’existait pas ? Est-on certain que les changements climatiques sont dus à l’activité humaine ? Où se situe la Belgique par rapport à la moyenne mondiale d’émissions de gaz à effet de serre ? En réponse à ces questions, la formatrice propose une remise à niveau de différentes notions et étaie ses propos de nombreuses données scientifiques. Elle déconstruit, au passage, bons nombres d’idées préconçues ! Et, en dialogue avec les participants, met en lumière les nombreux impacts de ce phénomène.

Des pistes d’actions individuelles

En contrepoint, le groupe se penche ensuite sur les domaines d’actions envisageables. La formatrice insiste sur le poids de notre engagement personnel, d’autant plus que le belge compte parmi les populations les plus émettrices de CO2 au monde… Les participants sont amenés à questionner trois thématiques majeures liées aux changements climatiques : le transport, l’alimentation et l’utilisation rationnelle des énergies. Au moyen de données concrètes, ils expérimentent des scénarios potentiels de réduction d’émission de CO2 en lien avec notre quotidien. Un exercice inhabituel qui permet au groupe de faire émerger des solutions alternatives concrétisables.

Des pistes d’actions politiques

Parallèlement à la nécessité de s’engager de manière individuelle, l’animatrice et les participants abordent ensuite les solutions structurelles qui doivent être prises par nos dirigeants. Agathe Salmon, stagiaire au WWF, initie le groupe au fonctionnement des négociations climatiques à la COP, à laquelle elle a participé en 2015 en tant qu’observatrice. Au cours de ces échanges, les participants sont amenés à mettre en balance les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris (COP21) avec les timides politiques menées actuellement par notre pays pour atteindre ces objectifs.

Des outils d’animation

Au cours de la journée, le groupe découvre et expérimente également des outils créés par le service Education du WWF à destination des enseignants, bibliothécaires et animateurs : bibliographie, jeu de plateau, fiches d’activités, Kamishibaï…

Des projets pour sa bibliothèque

Vient ensuite le moment de mettre les participants à l’ouvrage à travers un travail de groupe visant à définir des pistes d’animations concrètes. Parmi les projets esquissés, une nocturne mettant en valeur des modes d’éclairages alternatifs (bougies, lampes à énergie solaire…), la valorisation de moyens de transports écologiques (vélo, rollers, trottinettes…) à travers des balades contées mais aussi l’ouverture de la bibliothèque à un dépôt de paniers locaux, des jardins partagés, une grainothèque ou des bacs à légumes. En conclusion de ce partage, la formatrice souligne le rôle que peut jouer le WWF en tant que partenaire, ressource ou diffuseur dans la mise en place de ce type de projet.

Conclusion

Au terme de cette journée, chaque participant semble mieux équipé pour aborder cette thématique décidément bien complexe. Les implications sous-jacentes qui y sont liées sont pléthoriques et, si une journée n’a bien évidemment pas suffit, elle a permis à chacun, grâce à des informations scientifiques rigoureuses, d’aiguiser ses connaissances et son regard critique. Les bibliothécaires présents ont par ailleurs été amenés à imaginer des pistes de projets originaux à mettre en œuvre auprès de leurs usagers. Tandis que les nombreux outils apportés et mis à la disposition de chacun apparaissent une réponse pratique et surtout didactique à bien des questionnements. Manifestement enrichissante tant au niveau personnel que professionnel, la formation a redynamisé les participants dans leur volonté d’actions et de sensibilisation de leurs publics. D’une façon générale, ils sont en attente de formations futures permettant d’approfondir cette thématique.

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