Le Gouvernement wallon refuse d’indexer les A P E !

Publié le 22 juillet, par Alfred Renier


Durant cette dernière semaine, la FIBBC et les autres fédérations de tous les secteurs associatifs se sont mobilisées pour attirer l’attention sur la situation cataclysmique qu’allaient vivre les employeurs et les agents sous statut A P E, en cas de non-indexation du montant des subventions à brève échéance.
Tous les parlementaires et ministres wallons ont été sensibilisés à cette problématique, sachant que le gouvernement PS-MR-Ecolo ne comptait pas la prendre en compte dans son projet d’ajustement budgétaire.

La presse s’est fait l’écho également de ces demandes pressantes, afin que le parlement adopte des amendements au budget wallon, et pour que soit corrigée cette inacceptable situation.

Au parlement, le 20 juillet
Le Ministre du budget A. Dolimont (MR) présente l’ajustement sans indexation des A P E, ce que confirmera le député F. Bellot (MR).

La députée J. Kapompolé (PS) se dit satisfaite de l’ajustement, précisant qu’il est difficilement concevable d’opérer d’autres choix.

Le Député S. Hazée (Ecolo) assume le choix du gouvernement, disant qu’il espérait que l’on parviendrait à dégager une solution. Nous avons vu que ce ne serait pas le cas et nous le regrettons.

La députée A. Greoli (Les Engagé·es) propose trois amendements sérieux destinés à permettre cette indexation en diminuant des dépenses que nous jugeons inutiles ou superflues. Ces amendements sont chiffrés et proposent les modifications décrétales nécessaires pour les rendre effectives immédiatement.

Le porte-parole du PTB proposera également des modifications budgétaires.

La Ministre de l’emploi C. Morreale (PS) dit ne pas sous-estimer la préoccupation des associations. Elle maintiendra néanmoins la décision de non-indexation, tout en disant que son intention est de l’examiner à la rentrée.

À l’issue du débat, le parlement - à la majorité - rejettera les amendements proposés par l’opposition, sans accepter d’en débattre ; puis le décret portant sur l’ajustement budgétaire 2022 sera adopté par la majorité (PS-MR-Ecolo) avec un vote négatif de l’opposition (Les Engagé·es et le PTB).

Conclusions

Il n’y aura pas de crédits budgétaires pour couvrir les charges des différentes indexations salariales (4) en 2022. Cela met donc les associations en grande précarité : des licenciements ne pourront être évités !

Si un rendez-vous est fixé à l’automne pour discuter de l’avenir des A P E, la FIBBC doute que les charges non couvertes le soient jamais, faute de crédits budgétaires en 2022, et que les discussions tardent à se concrétiser avant 2023.

In fine, il convient à regret d’acter que, ce 20 juillet, veille de la fête nationale, notre devise « l’union fait la force » n’a pas été respectée.